Les ministres ne parraineront plus les manifestations populaires  (A LA UNE (Info)) posté le vendredi 08 septembre 2006 11:54

Le ministre d’Etat chargé des affaires présidentielles n’entend visiblement pas s’arrêter ‘’en si bon chemin’’ dans l’assainissement des finances de l’Etat. Après l’interdiction aux ministres de rouler dans des grosses cylindrées, Fodé Bangoura durcit davantage sa position. Il a adressé récemment une lettre à tous les membres du gouvernement dans laquelle, il interdit à ces derniers de présider des cérémonies populaires à caractère politique ou non.

Cette mesure qui est rentrée en vigueur depuis la date de la signature est également saluée par de nombreux compatriotes. Surtout quand on sait que les dédicaces, les mouvements de soutien au chef de l’Etat, les lectures du Saint coran pour la paix et la santé du Président de la République, ou autres tournoi de football pour soutenir telle ou telle personnalité, sont de véritables occasions de sorties faramineuses d’argent. Depuis plusieurs années, l’essentiel des courriers que l’on traité dans certains département se résumait aux demandes de soutien materiel ou financier à de telles manifestations.

Les organisateurs agissaient, pour la plupart, pour remplir leurs poches. Alors que, dans les faits, certains d’entre eux n’ont jamais soutenu le Président de la République, au sens réel du terme. Mais, c’était devenu un créneau juteux pour engranger des sous à tout moment, au prejudice du pauvre contribuable. D’autres organisateurs de spectacles, plus malins, faisaient des femmes des ministres leurs invitees d’honneur. Pour amener leurs maris à mettre plus facilement les mains à la poche.

Tout pourrait changer, du moins tant que le ministre Fodé Bangoura tiendra parole. Pourvu que tout cela ne soit un vaste cinema.

Faustin Camara pour JustinMorelJunior.net   

lien permanent

Neuf millions escroqués à Général Kerfalla Camara, Chef d'Etat major des Forces Armées!  (A LA UNE (Info)) posté le mardi 12 septembre 2006 11:02

Neuf millions escroqués à Général Kerfalla Camara, Chef d'Etat major des Forces Armées!

La semaine dernière, le chef d'Etat major général des armées de Guinée, le Général Kerfala Camara était victime d'une escroquerie, de la somme de neuf millions de nos francs par le lieutenant Koumbassa. Ce dernier s'est fait passer pour un envoyé du préfet de Dubréka, Mouctar Brada Dramé.

Selon le témoignage recueilli par Guinéenews©, le lieutenant Koumbassa qui a bien préparé son coup, tente de rencontrer le Général Kerfala. Annoncé comme un envoyé du préfet de Dubréka, il est aussitôt reçu. L'officier muni d'une lettre portant la signature du préfet, raconte au Général Kerfala que ce dernier lui octroie deux parcelles. Pour ce faire, il faudrait la somme de neuf millions de francs guinéens le plus tôt possible, afin de régulariser les documents auprès de la direction préfectoral de l'habitat. Content de la nouvelle, le Général Kerfala, ne songe pas à passer un coup de fil au donateur pour le remercier. Il donne tout de suite la somme demandée au lieutenant Koumbassa.

Quelques jours plus tard, le préfet Mouctar Brada Dramé est informé de l'arnaque par le lieutenant Sacko, envoyé du Général. Tout en colère, il dit à l'envoyé : « va dire au général, que c'est bien fait pour lui. Il aurait dû m'appeler avant de le remettre cet argent. J'accuse sa négligence », conclut-il. Quelques instants plus tard, les deux hommes s'entretiennent au téléphone. Le préfet fait comprendre au Général Kerfalla, qu'il n'est ni de près et de loin, mêlé à cette histoire. Il promet au Général de retrouver le lieutenant Koumbassa. Selon les informations reçues, ce dernier est cité dans d'autres affaires de ce genre. Les enquêtes sont en cours.

Interrogé par Guinéenews©, le préfet donne ses sentiments face à cette situation : « je suis vraiment déçu du comportement de certains hommes en tenue. Eux, qui sont sensés de protéger les populations se mêlent dans la danse. Ici à Dubréka, l'escroquerie est le repas quotidien de certaines personnes. Elles sont même prêtes à falsifier vos signatures et vous voler vos cachets, juste pour arnaquer les gens. La vente illicite des parcelles est devenue un fait courant. De toute les façons, j'ai décidé de mener un combat et de punir sans réserve toute personne impliquée à ces différentes formes de banditisme ».

« Le Général Kerfala Camara, victime à son tour d'escroquerie, ne compte plus se faire avoir, et compte prendre dès l'instant des mesures, afin d'éviter d'autres situations qui lui coûteront cheres », nous laisse entendre son envoyé, le lieutenant Sacko.

Il n'y a pas si longtemps, une femme directrice générale d'une société de la place, racontait au cours d'une conférence de presse, que les premiers bandits de ce pays seraient les hommes en uniforme. Ce qui est sûr, avec le temps que nous traversons, il est clair que personne n'est à l'abri de ces pratiques malsaines.

Correspondance d'Aly Leno envoyé spécial de Guinéenews© à Dubréka

lien permanent

le calvaire des ménages guinéens n'a pas de saison  posté le mardi 12 septembre 2006 11:10

Electricité: le calvaire des ménages guinéens n'a pas de saison

GUINÉE - 8 septembre 2006 - par PANAPRESS

La crise d'électricité, qui sévit en Guinée depuis près de six ans, crée une situation tout aussi dramatique en saison sèche qu'en saison pluvieuse. Depuis 2004, Conakry et plusieurs villes de l'intérieur connaissent un régime de desserte drastique caractérisé par la fourniture de l'électricité une fois sur trois nuits.

En saison sèche, cette desserte parcimonieuse est souvent aggravée par les effets conjugués de l'envasement des barrages hydroélectriques (une production de 55%) ainsi que du coût élevé du gasoil entrant dans le fonctionnement des centrales thermiques.

Du coup, la fréquence des coupures intempestives est telle que certains citoyens ironisent, en qualifiant le courant de l'EDG de « jeux de lumière ». A part la commune de Kaloum, le reste du pays ne s'amuse guère à chronométrer une coupure d'électricité qui peut durer plusieurs jours.

Aucun chiffre n'évalue les désagréments causés par cette situation qui, entre autres, provoque très souvent des incendies meurtriers. La plupart du temps, c'est la presque totalité du territoire guinéen qui baigne dans l'obscurité. La bougie et la lampe tempête sont les seules alternatives pour les populations.

Les plus aisés, quant à eux, peuvent s'offrir le luxe d'un petit groupe électrogène. « La crise d'électricité nous pose un problème moral, parce qu'on a l'impression qu'on ne fait pas partie du monde moderne. Quand nous avons le courant à domicile, sa tension n'est jamais normale. Mon ordinateur en a pris un coup et au dire du technicien, il est irrécupérable », confie Alpha Oumar Sy Savané, géographe domicilié au quartier Hafia, commune de Ratoma (Conakry).

« Pour celui qui connaît la Guinée, il est difficile de penser à l'énergie éolienne ou solaire. Il est également difficile de faire face aux charges d'un groupe électrogène, au regard de la cherté du carburant à la pompe », regrette M. Sy Savané qui affirme que la crise d'électricité est un drame pour la Guinée qui est pourtant le ''château d'eau'' de l'Afrique de l'ouest ».

lien permanent

Des soldats mécontents  (A LA UNE (Info)) posté le mardi 19 septembre 2006 13:14

MILITAIRE : Des soldats mécontents

xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /> 

Il y a au total six centres infanteries en Guinée. Celui du Km 36 est réputé pour ses performances. Mais, ces derniers temps, les choses sont un peu plus compliquées que d'habitude. Par la faute de certains encadreurs et inspecteurs qui se livrent à des pratiques peu recommandables. A l'image de la réalité qui a fini par créer un climat délétère dans ladite garnison. Le nom d'un certain Diaré revient souvent sur les lèvres. Mais que se passe-t-il réellement ? GCI a enquêté...

Au Km 36, un nombre important de militaires venus des quatre coins du pays vivent depuis quatre mois, pour des besoins de formation. Ils font tout ce qu'on peut imaginer comme exercices militaires dont le fameux ''parcours du combattant''.

Comme cela se doit, les contrôleurs passent à des périodes régulières pour s'assurer de la bonne marche des travaux de formation. Ces derniers temps, on s'est rendu compte qu'il y a parmi les soldats des gens qui n'avaient aucun diplôme adequat. Alors que d'autres, parmi eux,ont leur certificat d'aptitude professionnel N°1, appelé dans les jargon, le CAT1, tandis que certains possedent le certificat technique appelé CT.

Ces deux diplôme sont équivalents. Mais, quel ne fut la surprise de certains détenteurs de CT1 de constater qu'ils sont rangés parmi ceux qui n'ont aucun diplôme exigé. Du coup, ces derniers sont obligés de revenir sur le CAT1 alors que leurs camarades de la même génération doivent passer le CAT2. Problème.

Il faut à présent lever la confusion. Surtout que l'inspecteur Diaré, accusé d'être à la base de cette situation, est loin d'être en odeur de sainteté dans le milieu des soldats. On lui reproche d'être complice dans le traitement partial et injuste des uns et des autres.

On ne comprend toujours pas les raisons pour lesquelles il vient passer la nuit au camp du Km 36, alors que tous les missionnaires qui viennent dans cette garnison retournent le même jour à Conakry.

Le chef d'Etat major des armées, le général Kerfalla Camara serait au courant de l'affaire. Il aurait même autorisé que des enquêtes soient faites à propos. A défaut, certains soldats émettent le souhait de passer le CAT1 et 2 à la fois, comme au temps de Sama Panival Bangoura. Tout cela pour éviter la pagaille au sein de ce corps d'elite ewt permettre de chasser les tricheurs du rang de l'armee.

Kerfalla Kourouma pour GuineeConakry.info

lien permanent

Human Rights Watch sur la Guinée  (A LA UNE (Info)) posté le mercredi 20 septembre 2006 10:16

Avec son président, Lansana Conté, que la rumeur dit gravement malade, son économie en déliquescence et son armée qui passe pour être profondément divisée, la Guinée est un pays en équilibre sur le fil de la transition politique.1 Si l’avenir politique de la nation est incertain, il est un fait qui lui ne l’est pas: les citoyens ordinaires font régulièrement l’objet d’exactions perpétrées par les forces de sécurité, celles-là mêmes qui sont chargées de les protéger.


L’adoption de mesures immédiates visant à combattre la culture de la violence qui prévaut au sein des forces de l’ordre est capitale car ces mesures pourraient promouvoir la stabilité du pays en cette période de transition politique imminente où plane l’incertitude.

En Guinée, les membres des forces de sécurité et autres agents du gouvernement violent régulièrement quelques-uns des droits civils et politiques les plus fondamentaux, notamment le droit intrinsèque à la vie, le droit de ne pas être torturé, la liberté d’expression, la liberté de réunion et le droit d’être jugé dans un délai raisonnable. Ces violations sont perpétrées à l’encontre de personnes accusées de délits de droit commun ainsi qu’à l’encontre de ceux perçus par les forces de sécurité comme des opposants au gouvernement.

Même si les brutalités commises par les forces de sécurité guinéennes sont parfois largement couvertes par la presse locale et internationale, il est de graves violations des droits de l’homme qui échappent souvent à l’attention du public, en particulier celles qui sont perpétrées dans des centres de détention tels que les postes de police et les prisons. Human Rights Watch a interrogé 35 personnes, dont des enfants, qui ont fourni des récits circonstanciés et concordants à propos des mauvais traitements et des actes de torture infligés par des policiers alors qu’elles étaient garde à vue. Les victimes ont confié à Human Rights Watch que lors des interrogatoires de police, elles avaient été attachées avec des cordes, battues, brûlées avec des cigarettes et des substances chimiques corrosives et coupées avec des lames de rasoir jusqu’à ce qu’elles acceptent d’avouer le délit dont elles étaient accusées. La plupart des personnes interrogées présentaient des cicatrices presque identiques sur le corps, cicatrices qu’elles nous ont rapporté être le résultat des tortures subies lors des interrogatoires de police.

Une fois transférés du poste de police à la prison dans l’attente d’un procès, beaucoup de détenus se retrouvent dans des cellules exiguës où ils croupissent pendant des années, confrontés à la faim, la maladie et parfois la mort. Human Rights Watch a interrogé nombre de détenus qui étaient en détention provisoire depuis quatre ans. Presque tous nous ont confié qu’ils se trouvaient là en partie sur base d’aveux qui leur avaient été arrachés sous la torture.

D’autres formes de brutalités commises par les forces de sécurité guinéennes ont lieu non pas entre les quatre murs d’un poste de police mais en public, au vu et au su de tous. En juin 2006, le gouvernement a férocement réprimé des manifestations et une grève nationale contre la hausse des prix des produits de base. Human Rights Watch a interrogé plus de 50 victimes et témoins de la violence commise et a recueilli des récits détaillés accusant la police d’être impliquée dans des meurtres, des viols, des agressions et des vols. Les témoins de treize meurtres ont déclaré à Human Rights Watch que les forces de sécurité avaient tiré directement sur les foules de manifestants non armés. Des dizaines de Guinéens, dont beaucoup assistaient aux manifestations en simples spectateurs, ont été violemment passés à tabac et dévalisés par les forces de police, sous la menace d’une arme.

La répression de juin 2006, la plus importante de ces dernières années, était le dernier incident en date au cours desquels les forces de sécurité guinéennes ont fait un usage excessif et parfois meurtrier de la force à l’encontre de manifestants qui protestaient contre la détérioration des conditions économiques.

Pour mettre un terme à ces brutalités, il faudrait notamment combattre l’impunité qui permet trop souvent aux exactions de se poursuivre sans entrave. Aux yeux de bon nombre de personnes interrogées par Human Rights Watch, le fait que les atteintes aux droits de l’homme commises sous le premier président de Guinée, Sékou Touré, n’ont pas été combattues a ouvert la voie à une perpétuation de ces mêmes violations sous la présidence de Lansana Conté.2 S’il veut empêcher que l’impunité ne s’insinue en profondeur, le gouvernement guinéen doit immédiatement ouvrir des enquêtes et punir, conformément aux normes internationales, les crimes commis par les forces de sécurité de l’Etat lors de la grève nationale de juin 2006. Il doit en outre ouvrir sans délai des enquêtes indépendantes à propos des accusations de torture et de mauvais traitements sur des personnes en garde à vue.

Parallèlement, alors que la communauté internationale commence à envisager la perspective d’une transition politique pacifique en Guinée, il est capital que la traduction en justice des auteurs de violations des droits de l’homme joue un rôle central. Les bailleurs de fonds internationaux tels que la France, les Etats-Unis et l’Union européenne devraient commencer à appeler, tant en public qu’en privé, le gouvernement guinéen à ouvrir des enquêtes et, s’il y a lieu, à punir les responsables des violations décrites dans ce rapport.

Le présent document se fonde sur des entretiens effectués en Guinée aux mois d’avril et de juin 2006 par Human Rights Watch auprès de fonctionnaires du Ministère de la Justice guinéen, de diplomates, de journalistes, de représentants des Nations Unies, d’organisations internationales non gouvernementales, de syndicats, d’organisations locales de la société civile et de partis de l’opposition, ainsi qu’auprès de victimes et de témoins de violations des droits de l’homme en Guinée. Human Rights Watch a reçu l’autorisation du Ministère de la Justice d’interroger des prisonniers et des détenus incarcérés à la Maison Centrale, principale prison de Conakry. Tous ces entretiens ont été réalisés sans la présence de gardiens de prison ou autres autorités gouvernementales. Les noms des prisonniers, des détenus et autres témoins ne sont pas mentionnés afin de préserver leur anonymat et de protéger leur vie privée. Human Rights Watch remercie le Ministère de la Justice de lui avoir octroyé le droit de visiter librement la prison et elle espère que cette ouverture est le signe d’une réelle possibilité de réforme.

NB: Le lecteur peut accéder au texte intégral du rapport en visitant www.hrw.org/françiais
Source: www.Guinea-Future.org
lien permanent