Conté-Mamadou Sylla : 4H de randonnée  (A LA UNE (Info)) posté le mercredi 20 septembre 2006 10:18

Il est environ 16 heures ce dimanche 17 septembre. Un cortège de véhicules en provenance de Boké en croise un autre à quelques encablures de Dubréka, sur la route de Wawa. Le chef du premier convoi qui venait d’assister au Conseil national des jeunes du PUP dans le Kakandé fait signe à celui du second de s’arrêter, par jeu de phares interposés.

L’Enfant terrible de Wawa qui a aussitôt reconnu le patron des patrons guinéens fait stopper net son cortège. Et voilà Mamadou Sylla qui s’avance vers celui qu’il appelle à crève-cœur ‘’mon ami, le Général Lansana Conté’’. Les deux hommes échangent quelques amabilités. Le siège arrière de la voiture présidentielle est débarrassé de son lot d’affaires pour aménager une place pour l’hôte de circonstance. La scène se déroule sous le regard hébété de chacune des deux équipées. ‘’Monte, on va visiter mes champs. Aujourd’hui, je te prends en otage’’, aurait glissé le Général à son ‘’ami de Crésus guinéen’’.

Les deux cortèges se confondent et se lancent à l’assaut des champs du Chef de l’Etat. Première unité agricole présidentielle visitée, Gbantama. Là, les deux compagnons s’offriront un repas copieux sur les berges du ‘’Lac de pisciculture’’ de cette zone agricole. Puis, cap sur les champs de Wawa. Cette randonnée champêtre de quatre (4) heures aura pour point de chute la zone agricole de Yarayah. Que se sont-ils dit au sujet du brûlot qui empoisonne l’atmosphère depuis belle lurette ? Le duel à couteaux aiguisés entre le ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles et le PDG de Futurelec sur fond de réclamation de dettes de l’Etat. Selon certaines oreilles fines qui ont capté les échanges entre le Président Lansana Conté et El hadj Mamadou Sylla, le sujet a été bel et bien abordé. « Président, est-ce que tu es au courant qu’ils ont voulu m’arrêter la semaine dernière. Ils m’ont même dit que c’est toi qui leur a donné l’ordre », aurait hasardé le Président du Conseil national du Patronat Guinéen. «Ce n’est pas moi qui ai donné l’ordre de t’arrêter. Tu sais quand même que moi je ne peux pas faire ça. Mais quand on donne une petite parcelle de pouvoirs à quelqu’un, il dépasse toujours les bornes. Je t’assure que c’est un excès de zèle », aurait répondu le Général Lansana Conté. Vrai ou faux ? Difficile de le savoir. Toujours est-il que cette longue randonnée que les deux hommes se sont offerte alimente la polémique sur la position du Chef de l’Etat par rapport au bras de fer entre El Hadj Fodé Bangoura et le PDG de Futurelec. Cette scène n’est pas sans rappeler la visite que le Général Lansana Conté a effectuée au siège de la Holding de Dixinn-Bora au plus fort du bras de fer entre l’ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo et le PDG de Futurelec. Juste au moment donc où l’opinion entière se demandait de quel côté se rangerait le Président de la République. La suite, on la connaît. Cellou Dalein a fini par vider les étriers. L’épisode de dimanche dernier annonce-t-il les couleurs de l’arbitrage présidentiel dans cet autre bras de fer ? Rien n’est moins sûr ! Seulement, le Général Lansana Conté joue bien son jeu favori qui consiste à entretenir le suspense jusqu’au bout. En coupant, à l’occasion, la poire en deux.


En témoigne le privilège qu’il a fait à El Hadj Fodé Bangoura de se rendre, le week-end dernier à Boké, à bord de l’hélico présidentiel pour y assister au Conseil national des jeunes du PUP. Un événement qui a été transformé en une arène de démonstration de forces par les deux ‘’ennemis’’ du moment. La froideur de leur poignée de mains n’a d’ailleurs échappé à personne. Tout de même, les jeunes du parti au pouvoir qui n’ont pas voulu envenimer le différend sinon faire dans la différence, ont pris soin de décerner des satisfecits à chacun des invités de marque.

Ces deux derniers développements qui laissent encore perplexe quand à la suite de ce duel sans merci incitent donc à la prudence. Surtout pour qui connaît le caractère insondable du Général Lansana Conté.

Talibé Barry

Source: Le Diplomate, hebdomadaire guinéen d’informations générales

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Quelle solution pour Dieng ?  (A LA UNE (Info)) posté le mercredi 20 septembre 2006 10:22

Le ministre Ibrahima Dieng continue avec le même slogan que depuis qu’il est ministre : aucune parcelle ne sera laissée aux malfrats. Alors que, le temps presse, les bandits continuent à tuer de plus belle.

Cela, aussi bien à Conakry que partout en Guinée. Tout récemment, le ministre Dieng a effectué une visite dans les préfectures de Dalaba et Pita pour s’enquérir de la situation sécuritaire dans ces localités. Il a profité de l’occasion pour révoquer le commissaire central de Dalaba qui serait mêlé à des vols de bétails. De même, il a fait fermer à Pita des débits de boisson qui serait, selon ses propres termes, insalubres.

Le plus intéressant, c’est qu’il a abordé la question d’insécurité en milieu rural. En se référant aux coupeurs des routes devenus ces derniers temps de vrais fleaux dans certaines préfectures. Le ministre Dieng surtout a flétrit cette pratique avant de promettre de sévir contre les malfrats qui opèrent, lâchement et, en pleine brousse. Il est

allé plus loin en disant que le banditisme s’est transporté des villes en direction des campagnes. Ce qui, de l’avis de certains observateurs, ne semble pas fondé. Les coupeurs de routes sont, à n’en point douter, un groupe de bandits à part entière, qu’il combattre avec des stratégie appropriées.

Alors que ceux de la ville continuent à se livrer à leur sale besogne, comme si de rien n’était. C’est dire que le ministre ferait mieux de faire la part des choses pour ne pas se laisser dépasser par les événements. A priori, on ne doute nullement de sa capacité, étant donné qu’il occupait le poste de secrétaire du département de la sécurité avant d’être ministre.

En plus de cela, il a, à son actif une somme importante d’expériences, qu’il faut maintenant confirmer à travers des résultats concrets. Il ne sert donc à rien de faire une confusion entre les coupeurs de routes et le banditisme dans les centre urbains.

Paul Koundouno pour JustinMorelJunior.net

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son Excellence Monsieur le Président de la République de guinée  (A LA UNE (Info)) posté le mardi 26 septembre 2006 10:51

EXCLUSIF - Lettre ouverte de l'Alliance citoyenne pour le changement à Conté

 

A : son Excellence Monsieur le Président de la République

Objet : Appel au changement

Excellence Monsieur le Président,

 Votre arrivée au pouvoir le 3 avril 1984 a suscité pour le peule de Guinée, une grande espérance après 26 ans de souffrance et de privation. Cette espérance s’est traduite au début par des actions concrètes qui ont quelque peu contribué à l’amélioration des conditions de vie des populations.

Depuis quelques années, ces efforts ont été progressivement annihilés par un système de gestion patrimonial caractérisé par une mal gouvernance de devenue aujourd’hui endémique, ceci en dépit de votre discours programme du 22 décembre 1985.

La pauvreté et la précarité des conditions d’existence ont anéanti toutes nos ambitions de développement. Et pour cette raison, la Guinée est retombée plus bas qu’avant 1984.

Aujourd’hui notre cher pays, la République de Guinée, traverse une crise profonde et multiforme qui interpelle chaque Guinéenne et chaque Guinéen, en particulier les organisation de la société civile.

Cette crise politique, économique qui traumatise les Guinéens due entre autres à :

- une absence de consensus politique empêchant tous les acteurs politiques, sans exclusive, de participer à des élections libres et transparents ;

- une mal gouvernance caractérisée par le népotisme l’ethnocentrisme, l’impunité ; la corruption et ses corollaires dont principalement le vol et le détournement des publics ;

- une mauvaise politique monétaire avec pour conséquences notoires une inflation galopante qui mise le pouvoir d’achat des populations, le recours constant à la planche à billets et l’insuffisance des réserves de change ;

- une gestion économique et financière calamiteuse dont la résultante est la rupture avec les institutions financière internationales ;

- une diplomatie inappropriée qui isole notre pays et lui fait perdre acquis ;

- une exécution de la politique minière entraînant l’effondrement des revenus de l’Etat au moment où paradoxalement les cours mondiaux des matières premières sont en hausse ;

- une politique agricole coûteuse et inefficace, n’ayant pas permis de mettre à profit les immenses potentialités de notre pays ;

- une politique commerciale monopoliste basée systématiquement sur l’importation et l’absence d’exportation hors produits miniers ;

- une politique d’éducation et de formation inadaptée contraignant nos jeunes au chômage et à l’exil ;

- une politique sanitaire qui ne permet pas l’accès aux soins ;

- une politique Judiciaire manquant de moyens, doublée d’un système Judiciaire corrompu qui décrédibilise la justice et favorise l’insécurité et la violence ;

- une insuffisance criarde de l’accès des populations aux services sociaux et infrastructures de base : eau, électricité, téléphone, routes et transport ;

- une politique salariale qui permet pas à l’employé et sa famille de se nourrir, de se soigner, de se loger, de se déplacer.

Excellence Monsieur le Président,

Vingt-deux ans après le 3 avril 1984, notre pays a perdu tous ses repères.

Le comportement des classes dirigeantes qui se sont succédé s’est caractérisé par un manque total d’ambitions, de conviction et d’honneur, faute de vision patriotique.

La situation de crise à laquelle fait face notre pays est en plus aggravée par des luttes de clans dont le but égoïste est l’enrichissement personnel et le contrôle du pouvoir par une de personnes

Excellence Monsieur le Président,

Comme vous le savez, notre pays outre ses immenses potentialités naturelles, regorge également de nombreux ressource humaines compétentes, intègres et patriotes.

L’appauvrissement continu de nos populations n’est donc pas une fatalité. Il peut être stoppé et inversé. Et, il n’est pas encore trop tard.

Pour cela, Excellence Monsieur le président ; un changement profond de la gestion du pays est indispensable pour rétablir la confiance entre les Guinéens et leurs dirigeant.

Cette confiance ne peut être restaurées que par la mise en place d’un gouvernement responsable et de large ouverture incluant toutes les sensibilités nationales sans exclusive.

La direction de ce gouvernement investi de larges pouvoirs pour :

- Rétablir la situation économique et sociale ;

- Restaurer l’autorité et la crédibilité de l’Etat ;

Et conduire un processus d’un véritable dialogue social et politique incluant toutes les forces vives de la Nation.

Les acteurs et organisations de la société civile réunies au sein de l’Alliance Citoyenne pour le Changement en appellent à vous, premier responsable de notre pays, pour une sortie de crise rapide paisible.

Excellence Monsieur le Président,

Pour soutenir cette proposition de sortie de crise, l’Alliance s’engage à entreprendre une série de mobilisation et d’actions citoyennes à tous les niveaux.

Veuillez, croire Monsieur le Président, en l’assurance de notre très haute considération.

Conakry le 21 Septembre 2006

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Lansana Conté, Diallo Sadakadji, Chantale Cole, le général Arafan Camara chez Mamadou Sylla  (A LA UNE (Info)) posté le lundi 09 octobre 2006 11:23

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